J'ai écrit ce morceau en pensant
à la vie de la salle des pas perdus
de la gare centrale de Bruxelles.
Je m'étais arrêté pour regarder ce fourmillement
abrutissant et ininterrompu.
Chacun dans sa petite sphère avec des soucis ferroviaires
ou des attentes de compagn(e/on).
Les dialogues aux guichets sont automatiques.
1 aller pour namur...10 euro...s'il vous plait...
merci...aurevoir...
Le tout baignant dans un empressement mécanique.
Il y a bien quelques clodos qui semblent, eux,
comme suspendu dans le temps, à la limite du marbre
ou du porphyre, et parfois une tribus de louveteaux
qui hurlent d'exitations et ma foi, c'est vrai,
pas mal de touristes qui oscillent entre l'inquiétude
du sentiment d'être complètement paumé au centre de l'europe
et la satisfaction étrange de prendre la sncb pour vivre
la suite de leurs aventures.
Mais c'est au naveteurs que revient ma préférence, de vrai machine à voyager
complètement huilée, presque sans àme,
la gare n'est pour eux qu'un simple couloir sans aucun décor...
Parfois, une courte escale, pour s'enfiler un bière, un hamburger, un journal
sur le pouce. Accompagné d'un collègue,
il tue le temps en refaisant la pluie et le beau temps.
Ça sent chez eux comme dans un wagon fumeur,
un tabac froid de lever de jour.
Sporadiquement le gueulophone aboie l'ode complètement floue et saturée
d'un retard prévu, d'une ligne modifiée.
La réverbération ajoute encore au vacarme de fin de monde.
C'est cela que j'ai essayé de transcrire, une vie bouillante
et pressée dans un lieu qui n'est que de passage.
Il existe un petit rush vidéo que j'avais fait
en compagnie d'Yvan, caméraman pour l'occasion
et qui se destinait à illustrer le morceau.
Mais de multiples problèmes techniques
ainsi qu'une méconaissance profonde
des logiciel de traitement vidéo
m'ont incité à laisser tomber
pas vraiment le temps d'avoir envie
de le prendre au détriment du reste.
mais si quelqu'un se sentait dans le mood
de monter les rushs
il serait accueilli à bras ouvert.
A cette époque je connaissait fort mal cubase et le midi (v.5)
Je l'utilisais comme un instrument live pendant
que j'enregistrait la performance
en cool edit.
Il n'y a pas de mixage du tout
Je ne faisait jamais que rajouter ou muter
une piste.
Ceci donne un style particulier
à la construction du morceau.
Ensuite je découpais les parties
qui me semblaient réussies,
je les ai un peu philtrée
sans doute quelques effets
comme une réverb ou un delay.
N'y connaissant rien
à la compression
la dynamique est de restée de base
Comme pour toute mes sessions cubase "live"
elles sont créée d'un seule et même bloc
En quelques heures (la session cool edit elle
pouvant prendre bcp plus de temps et est à été
réalisée en plusieurs étapes.
Et je ne suis jamais revenu faire
une deuxième session à partir de la première.
essentiellement à cause du nombre trop important
de piste jouant un même instrument mélodie et accompgnement
tantot mélangé tantot séparer....Un vrai foutoir.
voila "salle des pas perdus" n'as plus vraiment de secret;
Vos avis sont les bienvenus.
j'ai besoin de quelu'un pour le masteuriser.